EXCLU jacques coursil

NEWSCOURSILEn attendant le concert du génial Hypnotic Brass Ensemble, la Criss Cross team s’est retrouvée nez à nez avec le trompettiste Jacques Coursil. A deux jours de son concert à Jazz à la Villette en ouverture de Daniel Darc, l’occasion était trop belle de lui demander des infos de première primeur sur son nouvel opus très attendu après le succès de « Clameurs » il y a deux ans déjà.

C’est en allant chercher un paquet de « fumer tue » qu’une conversation informelle prend naissance. Sur la route Jacques Coursil évite soigneusement de marcher sur les pistes cyclables – « c’est une habitude que je tiens d’Amsterdam! » Nous lui racontons que lors de notre dernière rencontre avec Jon Hassell, le maître américain n’avait que le nom « Jacques Coursil » à la bouche. Amusé et sincèrement flatté, le trompettiste nous en dit alors plus sur le concert de mardi. Seul en compagnie d’une sommité des percussions (Roger Raspail), Jacques Coursil compte explorer d’autres pistes musicales que celles défrichées dans « Clameurs » : point de nappes de synthés, point de récitants, uniquement une trompette et des percussions. « Dans ces conditions, la trompette a intérêt de chanter », glisse-t-il en rigolant.

CDCOURSIL2Puis, la curiosité faisant son chemin, on ne peut s’empêcher de demander des nouvelles du futur opus en préparation du trompettiste. Charmés que nous fûmes par le splendide « Clameurs » sorti il y a deux ans chez Universal Jazz, nous lui avouons notre impatience. Jacques Coursil nous confie qu’il en est à la dernière phase de mixage. Là encore, il ne faudra pas s’attendre à un « Clameurs » bis. Non, c’est même vers Schubert que regarde le trompettiste ces derniers temps. « A la fin de sa vie, Schubert a voulu s’échapper des formes musicales. Il a ainsi composé des Moments musicaux« , nous raconte-t-il. C’est vers cette liberté que Jacques Coursil a puisé l’inspiration de ses nouvelles compositions.

CDCOURSILArrivé au tabac, le trompettiste se prête avec le sourire au jeu des photographies. Il s’étonne que les jeunes continuent de s’intéresser au jazz et nous raconte comment John Zorn vint le tirer de son sommeil dogmatique il y a quelques années. « C’est John Zorn qui m’a remis dans le business! Il est venu me chercher à l’Université de Cornell où j’enseignais. » De cette rencontre est né le splendide album « Minimal Brass » sorti chez Tzadik, soit un enchevêtrement de lignes trompettes, tantôt inquiétantes, tantôt solennelles. C’est sur l’évocation de ce disque fascinant que Jacques Coursil nous quitte pour rejoindre son hôtel. Une rencontre chaleureuse, spontanée, impromptue, comme on les aime.

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Une réponse à “EXCLU jacques coursil”

  1. KATIA CARE dit :

    Merci de transmettre ce message et mes coordonnées à un
    « vieil « ami :Jacques Coursil de la part de KATIA CARE
    Bravo et félicitations -BIZ d’encouragements pour une longue vie musicale

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