CHAMBRE D’ECOUTE jan garbarek

CDGARBAREKUn double disque? Capté en concert en plus? Aïe, risque d’indigestion en vue? Non, très vite ce « Dresden » (ECM/Universal) révèle des charmes à réaction – aucun mal de mer constaté, ni à tribord, ni à bâbord. Au contraire, le grand air rafraîchit les mélodies 18 carats du saxophoniste norvégien et Twelve Moons, frissonnant thème phare de Jan Garbarek, troque son teint eighties d’origine pour une couleur acoustique intemporelle. Premier album « live » du souffleur à la toison romantique, « Dresden » frappe comme une douce bise, laissant sur le bas-côté les écueils du genre: point de démonstration technique pour séduire les filles et impressionner les garçons. Non, juste une énergie palpable, assez forte pour impulser une tension des plus prenantes à ces seize pièces bien montées, tantôt empruntées (le pétard ardent de Shankar, Paper Nuts), tantôt délicieusement inédites (Heitor et Fugl). « Dresden » est-il le mot d’excuse de Garbarek pour faire oublier une non-tournée hexagonale? La réponse à cette énigme, et bien plus encore, très prochainement dans Criss « Derrick » Cross.

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