La semaine « Nils Petter Molvaer » sur Criss Cross ne pouvait se passer de revenir sur Russell Mills, l’auteur de la pochette de Hamada. Ces collages osseux, ces matières granuleuses, cette atmosphère sombre, ça ne vous rappelle pas quelque chose?
David Sylvian, Nusrat Fateh Ali Khan, Bill Laswell, Brian Eno, Jon Hassell et Sidsel Endresen au Punkt Festival et surtout Nine Inch Nails avec « The Downward Spiral » (1994) qui l’a révélé au grand public, l’Anglais illustre depuis plus de vingt ans le gratin de la scène mondiale. Artiste multi-cartes, il mélange les techniques: peinture, collage, pastels, installations multimédia, décors et lumières de concert. Côté à côte, ses oeuvres évoquent tantôt Mark Rothko pour la profondeur des couleurs, Miquel Barcelo pour le travail sur la matière et Francis Bacon pour les atmosphères apocalyptiques. Bref, un univers parfait pour illustrer le côté obscur de la force musicale: de la mélancolie désertique de « Hamada » au spleen onirique du David Sylvian de « Dead Bees on a Cake » où il met en scène la photographie de Anton Corbjin et les peintures de Shinya Fujiwara. Pour ceux qui veulent en savoir plus sur la liste de ses expositions longue comme le bras ou la prestigieuse énumération de ses lieux de conférence, c’est ici. Pour les autres, petite sélection « made in Criss Cross » de nos pochettes bien-aimées.
« Seeding Mercury », 1995
« Hamada », 2009
Intérieur de « The Downward Spiral », 1994
« Ice Shift », 2004
Et le site de l’artiste


