Hier Criss Cross trainait dans les travées du théâtre Marigny pour vivre de l’intérieur le concert événement de l’ONJ dirigé par Daniel Yvinec. Au menu: des jeunes en pleine forme, des invités plus (Rokia Traoré, Yael Naïm) ou moins (Daniel Darc, Irène Jacob) inspirés et le plaisir sans cesse renouvelé de jouir d’interprétations vibrantes de l’oeuvre de Robert Wyatt.
Yael Naïm, sage comme une image, mais émouvante comme 24 images par seconde. A la flûte, Joce Mienniel prend les deux vents aux côtés d’Eve Risser, Pierre Perchaud et Yoann Serra.
Rokia Traoré, intense sur P L A de Robert Wyatt. Absent de la photo, mais bien présent sur scène, le saxophone de Rémi Dumoulin y délivra un solo ébouriffant.
Oups, démasqués par Pierre Perchaud lors des salutations finales. De dos, Vincent Artaud, auteur des arrangements du disque « Around Robert Wyatt ». On reconnaît la chevelure élevée de Matthieu Metzger. On devine Guillaume Poncelet se grattant le nez. Et on cherche Vincent Lafont désespérément.
Antonin-Tri Hoang sans saxophone, mais avec écouteurs et cuir pendant la troisième mi-temps.
La fleur de la soirée dont le solo, sur piano préparé, en plein milieu du show, nous a mis le c## par terre.
Et en bonus, la version originale de Sea Song pour rendre hommage à la formidable interprétation instrumentale de l’ONJ (où la basse de Sylvain Daniel fit merveille) de ce génial morceau de « Rock Bottom ».
La version originale de Shipbuilding pour rendre grâce à l’élégance de Yael Naïm.
O Caroline par le Matching Mole (le groupe post-Soft Machine de Wyatt) pour faire oublier la version de Daniel Darc.


