Vous cherchiez un endroit cool pour ranger vos panards depuis que vos tongs ont quitté le pays en compagnie de l’été et des oiseaux migrateurs ? Criss Cross a une idée…
Décidément, après les T-Shirts Sixpack et Supreme, les mâtines sonnent pour Brother John. La toute jeune marque Bagua nous a pondu, pour sa première collection, cette sublime gamme de chaussures (si si !) inspirée par les chaussons de Kung-Fu et de Tai-Chi portés par le maître Dong Hai Chuan (un maître en arts martiaux, qui faisait également de délicieuses pizzas au crottin de Chavignol, à moins que ce ne soit son cousin, mais nous nous égarons…) et Bruce Lee, un acteur pré Jean-Claude Van Damme d’origine chinoise.
Mais si vous n’êtes pas du genre à claquer les intrigants avec un coup de pied sauté/grand écart/sole meunière; que pour vous, la fureur du dragon c’est l’équivalent menu F13 de la diligence des desserts ou qu’une ceinture noire vous évoque la lanière de cuir avec boucle qui empêche votre panse de se répandre, ne passez pas votre chemin!
Pour les plus classes, (ceux qui sirotent leur whisky sans glace, une pipe au bec au coin du feu avec un vieux 33 tours) et les autres (ceux qui boivent du Clan Campbell « on the rocks »), la marque française a rendu cet été hommage à St John Coltrane et à son Love supreme via cette édition limitée à 216 paires signée JayOne, l’un des pionniers du graffiti Parisien, membre du B. B. C. (le Bad Boys Crew) et co-fondateur de la marque. La totalité de l’argent récolté par la vente , dont le prix de chaque paire est laissé au bon vouloir du client, sera reversée à l’association des enfants de la Goutte d’Or.
Le rapport avec le saxophoniste? Le vandale artiste s’explique: « Malgré le fait que Be-Bop soit mon morceau préféré de Coltrane, je ne peux m’empêcher d’avoir Love Supreme en tête lorsque je peins. Et je me répète à voix basse et en boucle : « A Love Supreme, A Love Supreme, A Love… » jusqu’à ce que l’inspiration me vienne. C’est une des pièces les plus hypnotiques que je connaisse dans le répertoire du Jazz. Et surtout elle est dédicacée au Dieu suprême et bienveillant, celui qui de part le monde, est vénéré et glorifié par des actes souvent inutiles et contraires à l’esprit divin. En lui dédiant cet amour suprême, Coltrane le remercie non seulement de la vie et tous ses bienfaits mais il le remercie également pour ce don précieux du sens de la musique dont il l’a doté. Un signe d’humilité. Car si certains reconnaissent son talent ou même son génie, John Coltrane en donne le mérite à Dieu. Musicalement, les variations et les thèmes de cet oeuvre m’inspirent des images d’un film, avec des moments plus ou moins forts ou paisibles et des intensités variables. Cette musique m’inspire en tous points. Je trouve la force et l’encouragement dans ma poursuite du bon, du beau et du juste… J’essaye d’utiliser la couleur comme on utilise une batterie. Je rythme mes tableaux, leur imprimant des moments, des thèmes. J’espère un jour arriver à produire une oeuvre reflétant mon attachement pour le divin et faire une peinture qui rende gloire à la bonté, la bienveillance, la miséricorde et la Justice… En attendant Bagua va nous permettre pour cette occasion de faire montre d’une générosité spontanée. Pour cette première édition spéciale de Bagua, l’occasion était trop belle pour ne pas suivre à fond la pensée de John Coltrane lorsqu’il composa cet ode à l’amour, l’Amour Suprême… »

Disponible depuis le 4 juillet chez RZO à Strasbourg et Paris, l’objet se fait rare.
Sinon les autres modèles ne sont pas dégueu non plus. On se tient au jus en 2010 pour les slips kangourou édition anniversaire “Les 50 ans de My Favorite Things”.
Et pour ceux qui en redemandent, rendez-vous dans la boutique officielle.


