Hier à la Dynamo de Pantin, Criss Cross a roulé à fond la caisse avec Limousine. Enfin, non, plutôt à vitesse de croisière, cheveux aux vents, mains sur le rebord de la fenêtre pour siffler les demoiselles qui se promènent. Car Limousine, c’est un groupe à faire tomber les nanas, et pas les moins intelligentes.

1. Limousine, c’est d’abord un look. Pantalons immaculés, chaussures croco aiguisées et chemises au col amidonné. Sans doute l’un des groupes les mieux coiffés de France.

2. Disco comme Sébastien Tellier, tellurique comme Pink Floyd, suintant comme un film érotique italien, émouvant comme Radiohead, Limousine va chercher ses influences à gauche, à droite et même en-dessous du lit et les fusionne à neuf.

3. Limousine, c’est un guitariste reconnaissable entre mille. Fils spirituel de Neil Young époque “Dead Man”, Maxime Delpierre ou la discrétion qui fait du bruit. A sa gauche, Laurent Bardainne. Côte à côte, on les dirait tout droit sortis du « Funny Games » de Michael Haneke.

4. Mais Limousine, c’est aussi Laurent Bardainne, Dionysos sombre chaussé de Repetto, saxophone, claviers et pied au plancher. Fred Soulard et sa bardée de synthés façon Moroder et enfin David Aknin, le véritable moteur hybride de la Limousine.

5. Limousine, c’est un groupe qui prend bien la lumière. Dès le premier clap, on plonge tête la première dans des univers à la Lynch: un road-trip glauque et sexy.


