EN DIRECT LIVE d’jazz à nevers

Il y avait le Neverland de Peter Pan, le Neverland de Bambi Jackson, et depuis 23 années, un autre Neversland s’est imposé comme l’un des pays fantastiques du jazz. Criss Cross a passé quelques heures en Bourgogne pour assister à l’ouverture de D’Jazz à Nevers. Et nous ne sommes pas revenus les têtes vides.

Il est Nevers, Paris s’éveille chantait Jacques Dutronc.

Ah flûte, ce n’était pas ça… Et avec tout ça, on risque de louper notre train. On court, on court, on court, comme le furet de Mantes-la-Jolie, on pose le pied sur le train Corail de la gare de Lyon et la porte se referme derrière nous, telle la grille sur les aventuriers de Fort Boyard.

Studieux, consciencieux, professionnel avant tout, et malgré la sueur qui perle de son front, Criss Cross buche: dans quelques heures, rencontre avec Elise Caron…

Arrivés à bon port, nous nous rendons compte assez vite que la ville entière a pris les couleurs du festival. A Nevers, même les Smart sont jazz.

On passe prendre nos billets et on nous informe que nous sommes autorisés à aller manger chez une certaine Catherine… Ni une, ni deux (un repas chaud ça ne se refuse pas), nous fonçons chez cette dame. Des boulettes, des patates, du fromage, des chocolats, tout ce qu’on aime.

Après le concert, Elise Caron nous reçoit dans sa loge. On discute cinéma (elle sera à l’affiche de l’adpatation d’Un Soir au Club de Christian Gailly la semaine prochaine), jazz, chanson, passé, présent, futur, doutes et incertitudes. Elle nous fait rire en fermant les yeux à l’insu de son plein gré à chaque click de photo. A découvrir très bientôt sur Criss Cross.

On retourne chez Catherine (enfin, plutôt « catering » ou la cantine). Sur la route, on se rend compte que le festival est décidément partout. Belle affiche, très originale, pour les pièces neuves du festival, Jean Louis en concert mardi 10 novembre au Café Charbon.

Roger Fontanel, patron du festival, rappelle en petit comité, autour d’un Bourgogne très fruité, les principes du festival: se servir des têtes d’affiche pour faire découvrir au public des artistes moins médiatisés. Exemple mercredi 11 novembre: le public de Steve Coleman serait bien avisé d’aller écouter Catherine Delaunay avec les formidables John Greaves et Isabelle Olivier à la Maison de la Culture

On félicite Jean-Christophe Cholet pour le concert. A ses côté Heiri Känzig le contrebassiste pique du nez… C’est vrai qu’il commence à se faire tard…

Le lendemain, on remercie les Nivernais de leur haie d’honneur célébrant notre départ.

Dans le train du retour, un événement digne d’Agatha Christie se joue devant nos yeux ébahis. Une femme se fait voler les truffes au chocolat qu’elle avait apportées pour sa maman centenaire. On mène l’enquête et nos soupçons se portent sur le contrôleur… Et comme de par hasard, le voici qui, tel Hercule Poirot, les rapporte quelques minutes plus tard à la dame aux bigoudis. Ouf, l’honneur de la SNCF est sauve.

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