Criss Cross avait pris ses bottes de sept lieues pour partir à sa rencontre à lors de l’ouverture de D’Jazz à Nevers. Nous espérions lui parler quelques minutes de son nouveau film, Un Soir Au Club. Mais Elise Caron a transcendé nos espérances en nous accordant un entretien aussi long qu’un fleuve agité. Récit.
Beaucoup découvriront Elise Caron la comédienne dans Un Soir au Club toujours à l’affiche cette semaine. D’autres y découvriront Elise Caron la chanteuse, mystérieuse et envoûtante sur une musique de Michel Benita. A Criss Cross, nous l’avons redécouverte à D’Jazz à Nevers en pièce maîtresse du dernier spectacle de Jean-Christophe Cholet, « Hymne à la Nuit », où elle fait le lien entre un choeur classique et un trio de jazz… Pour les téléphages, il en va autrement. Certains la confondront avec Estelle de Plus Belle La Vie. D’autres encore se souviendront avec émotion de sa version du Girls Wanna Have Fun de Cindy Lauper, la nuit, tard, sur Arte…
Bref, c’est toutes ces faces qu’on a voulu aborder avec Elise Caron, artiste multi-facettes, chanteuse, comédienne, auteur, récitante, muse et bien plus encore. On parle souvent d’interview-fleuve pour évoquer ces entretiens au long cours qui méandrent de sujet en sujet. Pourtant, en discutant avec Elise, loin de nous l’impression d’avoir été face à un fleuve tranquille. Et ce n’est pas pour rien si elle rencontra Andy Emler sur les abords d’un volcan.
Dès notre arrivée sur les lieux du crime, Elise a tout de suite su mettre Criss Cross en confiance en jouant la fausse-vraie diva débordée. Et l’entretien qui devait durer quelques minutes s’allongea inexorablement pour notre plus grand plaisir. Alors que nous pensions découvrir une chanteuse sûre d’elle, rassurée par la pluie de musiciens qui en ont fait leur muse (Luc Ferrari, Andy Emler, etc.), on découvre une artiste pleine de doutes capable de chuter avec classe comme elle nous l’a admirablement prouvé lors de l’entretien. Chapeau.
Première partie: Elise et le cinéma
Deuxième partie: Elise et la chanson


