Hier au Théâtre Victor Hugo de Bagneux, Tigran Hamasyan et son Aratta Rebirth ont sorti leurs griffes. Deux heures à fond la caisse. Heureusement les radars étaient en week-end, sinon l’amende aurait été salée. Récit en images d’un groupe à absolument découvrir sur scène.

Tigran, le regard qui tue, tutoie la caméra de Criss Cross pendant les balances.

Quelques heures plus tard, Tigran a changé de chemise et se lance dans deux heures de concert surpuissantes, toutes en crescendo. Aussi puissant, énergique et explosif que Richard Virenque époque cheveux peroxydés, Tigran semble avoir trouvé en Aratta Rebirth un groupe qui lui va comme le gant qui caresse la pochette du premier disque des Strokes.

Sur scène, le Tigran est intenable, debout/semi-assis, sautillant, une vraie puce devant un film de vampires.

Le groupe de Tigran au complet: Sam Minaie, Areni, Nate Wood et Ben Wendel. Une virilité hard-rock alliée à une émotion toute jazz-fusion.

Comme Tintin, Tigran est un pianiste pour tous, de 7 à 77 ans.


