Vous êtes nombreux à nous envoyer des petites lettres parfumées avec des photos de vous en charmante position et on vous en remercie. La question qui revient le plus souvent c’est « mais que faites-vous de vos journées Criss Cross? » Alors nous avons décidé de lever le voile, de mettre fin aux fantasmes les plus fous de ceux qui nous imaginent mannequins de pied pour la Redoute ou goûteurs de sauce chez Mc Donalds. 24 heures dans la vie de Criss Cross, c’est ici, maintenant et nulle part ailleurs (en attendant bien évidemment le recueil de nos meilleurs posts prévu dans la collection la Pléiade pour 2013).
De bon matin, dans les transports en commun, Criss s’en allant rejoindre Cross, croise ce panneau publicitaire. On ne sait pas qui est cette Denise, nous on cherche, Jacques, Coursil de son nom. Selon nos informateurs dissimulés un peu partout dans les tripots de Paris, le trompettiste auteur d’un nouveau chef-d’oeuvre intitulé « Trails of Tears » serait de passage dans la capitale…

« Devine qui vient t’interviewer? »

Après une discussion passionnée et passionnante avec Monsieur Coursil (bientôt sur Criss Cross, inutile de le préciser), on se fait un petit plaisir. Menu 56 pour les intimes.
A Criss Cross, nos joies sont simples. On sirote un petit café en discutant de l’avenir et du cours de la Bourse, qui, c’est vrai, nous cause bien du souci. On se rend compte que la journée est bien entamée. On repart.

« Un peu perdu un peu nase… » comme disait le poète. C’est tout nous. Mais, miracle de la technologie, un panneau nous indique : « vous êtes ici. » On se demande toujours comment ils font mais ils sont très forts.

À peine sortions nous des méandres du Métropolitain, en prenant un raccourci en direction d’un disquaire que nous nous étions promis de visiter, un gang armé de boules en fonte nous provoque en doublettes. Notre honneur étant en jeu, ni une ni deux on fonce. 6-4, 6-2, 6-0 et une boule dans les arbres. Ils s’en souviendront.

Hasard des journées de flâneries, une galette de l’interviewé matinal trône au dessus d’un bac à vinyles. Les gars de Paris Jazz Corner auraient-ils été informés de notre arrivée?

On continue nos pérégrinations et alors que nous allions saluer un vieil ami ex-dealer qui aime errer devant le Quick du Forum des Halles à la recherche de ses heures de gloire, on distingue quelques mélodies qui nous attirent irrémédiablement à l’intérieur de la Fnac… L’Amnesiac Quartet présente son album en chair et en notes.

Le vigile semble apprécier.

Au sortir du grand magasin, une devanture nous rappelle que ce sont encore les soldes. C’est vrai qu’on est coquins. Un tricot de corps 100% polyamide marron à la moitié de son prix initial nous fait de l’œil. Ce sera pour plus tard. On reprend un petit café et on pense au concert de ce soir.

Direction Ivry sur Seine pour une nouvelle soirée de Sons d’Hiver placée sous le signe du rock et de Cole Porter, mais ça c’est une autre histoire…
Bilan discographique d’une après-midi d’achats.
Johnny Cash « Songs of Our Soul »
Don Cherry « Brown Rice »
Hakon Kornstad « Single Engine »
The Moldy Peaches « The Moldy Peaches »
Lalo Schifrin « The Dissection and Reconstruction of Music from the Past as Performed by the Inmates of Lalo Schifrin Demented Ensemble as a Tribute to the Memory of the Marquis de Sade »
Telefon Tel Aviv « Remixes Compiled »
Greg Osby « 3-D Lifestyle »
Pneu « Pince Monseigneur »
Quasimoto « The Unseen »
Medeski, Martin & Wood « Farmer’s Reserve »


