NEWS carnaval quincy jones

Ce matin, nous nous sommes réveillés avec des envies de défilé, de chars et de tenues bariolées. Bien que ce soit excitant, on vous le concède, nous ne pensions pas à de vulgaires parades militaires, mais bien au retour du temps des carnavals (ah! Venise, Nice, Rio, Vezin-Le-Coquet…). Résultat, on se retrouve avec une couche de neige idéale pour se fouler la cheville devant notre dealer de Banco préféré. Il ne nous reste plus qu’à écouter Manha de Carnaval par le Big Band de Quincy Jones pour toucher du doigt le bonheur du travestissement festif…

A la fin de l’été 62, l’ami Quincy s’enfermait dans un studio new-yorkais avec un big band qui avait une sacrée gueule: Clark Terry, Phil Woods, Paul Gonsalves, Roland Kirk, Jim Hall, Lalo Schifrin… Il en ressortait avec un disque chaud comme une brochette aux poivrons tout juste retirée du barbecue. Dix perles dont une composition de Quincy en personne (l’archi célèbre Soul Bossa Nova recyclé avec succès par le film Austin Powers), une de Lalo (Lalo Bossa Nova) et du grand Mingus (Boogie Stop Shuffle métamorphosé en Boogie Bossa Nova), sans oublier quatre classiques brésiliens dont ce jubilatoire Manha de Carnaval que les cinéphiles connaissent bien pour l’avoir entendu dans l’Orfeu Negro de Marcel Camus.

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