Russ Freeman Trio, Pacific Jazz, 1953
Pour le plaisir des yeux
Pour être honnête, on ne connaît pas cet album de Russ Freeman et sans en avoir jamais entendu une seule croche, on adore le disque. Entendons nous bien, les lignes qui vont suivre ne sont que pure supputation et restent de l’ordre du fantasme visuel, rêvasserie naviguant sur le grain sombre d’un cliché de William Claxton.
« Ça nous rend plus plus heureux d’écouter de la musique mélancolique. » disait récemment le bassiste des Sugar Plum Fairy pr. qui a le sens de la formule et par la même occasion a oublié d’être con. Il est des samedi de février qui ressemblent à des dimanches que même une aspirine et un Red Bull ne peuvent éclairer. Cet album, c’est une de ces journées grises de mélancolie, où, accoudé au demi-queue et enveloppés dans le coton gris de nos humeurs, on allume une clope en posant vainement trois notes bleues. Vous ne jouez pas de piano ? Nous non plus…


