« Billie Holiday est ma drogue.
Je m’en injecte. Son
accoutumance m’est tragique.
Elle se coule en moi à chaque
écoute. Le saphir de ma chaîne
est ma piqûre d’esclavage. Sa
voix est une voix de seringue:
elle sonne comme si elle était
enfermée dans une seringue et
en poussant, on entend les mots
s’étirer lentement jusqu’à
s’éteindre dans nos veines. »
Marc-Edouard Nabe, L’âme de Billie Holiday, Denoël


