Louis Armstrong’s Hot Five, « Louis Armstrong’s Hot Five », Columbia, 1940’s
Chaque samedi pour le plaisir des yeux (Lire la suite…)
Ils ne se connaissaient pas, s’étaient entre-aperçus en concerts, ont pu faire connaissance le temps que Criss Cross trouve son chemin. Car on connaît bien les recommandations de Madame de Rothschild: arriver à l’heure ce n’est pas poli, donc on suit souvent ce précepte à la lettre… Alors, voilà, on a décidé de créer des « jazz clash » entre les jeunes musicos auxquels on croit dur comme fer, si on ment on va sur le champ à la séance de 22h du Baltringue de Vincent Lagaf’. A notre droite Yoann Durant, saxophoniste plasticien du Trio DuLaBo, à notre gauche Guillaume Perret, saxophoniste enflammé de l’Electric Epic. A vos marques, prêts, feu… Première partie de cet entretien « fleuve »: retour en enfance, les deux garçons discutent le Creusot TGV, squats suisses, école plus ou moins buissonnière: la génération Mitterrand au pouvoir! (Lire la suite…)
Non, Criss Cross ne vous dévoile pas une indiscrétion glanée au détour des travées de l’Espace André Malraux du Kremlin-Bicêtre: Roscoe Mitchell n’est pas en couple en Nicole Mitchell. C’est juste la paire gagnante d’une intense soirée de Sons d’Hiver. L’un a fait montre d’une classe hors normes avec son quintette, l’autre s’est révélée être une invitée de standigne, comme dirait Raymond Queneau, aux côtés du trio de Michel Edelin, lors d’un fête à la flûte réjouissante. (Lire la suite…)
« Je me rappelle la danse des
filles nubiles.
Les choeurs de lutte- oh! la
danse finale des jeunes hommes,
buste
Penché élancé, et le pur cri
d’amour des femmes- Kor Siga!
Je me rappelle, je me rappelle…
Ma tête rythmant
Quelle marche lasse le long des
jours d’Europe où parfois
Apparaît un jazz orphelin qui
sanglote, sanglote, sanglote. »
Extrait de « Joal », Chants d’Ombre (in Oeuvre Poétique, Seuil)
Ce matin, nous nous sommes réveillés avec des envies de défilé, de chars et de tenues bariolées. Bien que ce soit excitant, on vous le concède, nous ne pensions pas à de vulgaires parades militaires, mais bien au retour du temps des carnavals (ah! Venise, Nice, Rio, Vezin-Le-Coquet…). Résultat, on se retrouve avec une couche de neige idéale pour se fouler la cheville devant notre dealer de Banco préféré. Il ne nous reste plus qu’à écouter Manha de Carnaval par le Big Band de Quincy Jones pour toucher du doigt le bonheur du travestissement festif… (Lire la suite…)
Troisième épisode de nos découvertes 2010. Vous avez aimé l’Andromeda Mega Express Orchestra? Vous avez raffolé du l’Electric Epic de Guillaume Perret? Laissez-vous tenter par le côté obscur de Thomas Savy (brrr, ce regard noir sur sa pochette, on dirait Anthony Hopkins dans le Silence des Agneaux). Bon, d’accord, avec le clarinettiste frenchy, on ne peut pas vraiment parler de « découverte ». Pourtant avec la sortie de son nouvel et brillant opus « French Suite », on peut effrontément effleurer le mot “redécouverte” tant son talent y apparaît totalement dépoussiéré, spontané et à l’état brut. (Lire la suite…)
Les doyens font de la résistance. Outre Jacques Coursil dont le « Trail of Tears » fait les beaux jours de la platine Criss Cross et dont on vous reparle très vite, Gil Scott-Heron sort des placards l’autre chef-d’oeuvre de ce début d’année. Chez le Monsieur, tout fait sens et « I’m New Here » (XL Recordings/Beggars) est bien plus qu’un simple album: c’est un histoire palpitante, une autobiographie musicale, un manifeste des temps modernes, un témoignage implacable de notre époque. Le diable se cache dans les détails. Gil Scott-Heron, qui chante Me And The Devil, le sait mieux que quiconque, lui qui soigne cet album de retour dans ses moindres recoins: de courtes interludes quasiment parlées entrecoupent des morceaux en bonne et due forme dont aucun ne s’étend inutilement (Lire la suite…)
Un rappeur US oublié qui fait tourner en boucle un rythme diamantaire de Carla Bley? C’est le retour du Jazz Sample la désormais rubrique de dimanche de chez Criss Cross. (Lire la suite…)
Le rock était à l’honneur hier à Ivry sur Seine. Sons d’Hiver présentait deux créations alléchantes et, en point d’orgue de son « rode tripe », Criss Cross n’a pas été déçu du voyage. Régis Huby donnait des couleurs inédites à Cole Porter, tandis que Sarah Murcia et sa bande de joyeux loufoques ont mis le feu au théâtre Jean Vilar dans un hommage chatoyant aux grands tubes des années 70-80, de Sly & The Family Stone à Madonna en passant par Blondie. Jubilatoire. Récit imagé. (Lire la suite…)
Vous êtes nombreux à nous envoyer des petites lettres parfumées avec des photos de vous en charmante position et on vous en remercie. La question qui revient le plus souvent c’est « mais que faites-vous de vos journées Criss Cross? » Alors nous avons décidé de lever le voile, de mettre fin aux fantasmes les plus fous de ceux qui nous imaginent mannequins de pied pour la Redoute ou goûteurs de sauce chez Mc Donalds. 24 heures dans la vie de Criss Cross, c’est ici, maintenant et nulle part ailleurs (en attendant bien évidemment le recueil de nos meilleurs posts prévu dans la collection la Pléiade pour 2013). (Lire la suite…)
Parce qu’on est jeudi (on vous aurait également dit ça lundi ou mercredi) on se détend et on prend quelques minutes afin de déguster ce petit bijou pour les yeux porté par la voix de Nick Cave… miaou !