Las Vegas illusions

sample gary burton cypress hill

« Good Vibes » avait clamé Gary Burton en 1971. Un quart de siècle plus tard, d’autres garçons aux bonnes vibrations lui piquaient judicieusement sa splendide ligne de vibraphone pour accoucher d’un disque à l’atmosphère singulière. Leur nom? Cypress Hill. Retour sur cette association de bienfaiteurs quelques semaines avant leur grand retour sur disque prévu pour le 4 avril sous le nom de Rise Up.

Avant de sortir leur troisième album « III – Temples of Boom », les rappeurs latinos de Californie sont déjà des megastars. La faute notamment au tube interplanétaire, clac clac dans ta face de leur second opus, Insane The Brain (mais si vous la connaissez, allez par là). Toujours produit par le génial DJ Muggs, les garçons n’ont plus de pression, ils décident donc de graver un disque sans penser à un potentiel single. Résultat, Illusions, un titre apaisé, tranquille, porté tout de même par leur flow reconnaissable entre cinquante mille.

Cette boucle, elle vient d’une pièce gravée par Gary Burton près de vingt-cinq piges plus tôt. Un morceau signé Gil Evans (non pas Bill, Gil, celui de « Sketches of Spain ») avec notamment l’ami Steve Swallow à la basse et baptisé Las Vegas Tango. Une sacrée ambiance bien seventies comme il faut, on aurait presque envie que Tim Buckley se mette à chanter dessus d’un seul coup. Après l’avoir écouté, on se dit presque qu’il était né pour être samplé. Cypress Hill, c’est comme Turner avec la Tamise: après les avoir écoutés, on n’écoute plus jamais Gary Burton comme avant.

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