Mars. Ses giboulées, ses sautes d’humeur météorologiques, ses guerres, ses barres chocolatées, sa planète. Pour contrer tout ça il ne faudra pas moins de 10 martiens indispensables à re(re)redécouvrir dans leur planète d’origine, la scène. Revue d’effectif. Et si on y ajoute notre anthologie Banlieues Bleues, un mois de 31 jours, bien chargé, comme on les aime. Va falloir penser à faire notre stock de vitamines B12.
C’est avec un alléchant all-stars (Tigran Hamasyan, Chris Jennings, Mark Guiliana) que Dhafer Youssef baptisera à l’Alhambra son « Abu Nawas Rhapsody » tout juste sorti sur Jazzland, le label de son camarade de jeu Bugge Wesseltoft.
Attention première! Le Sunside accueille le nouveau projet du vibrionnant saxophoniste made in NY, Chris Cheek. Intitulé Rudder, ce quartette s’annonce comme un groupe par-delà jazz, pop, rock et compagnie. Hum, ça donne faim.
Pour ceux qui ont loupé Brad Mehldau en solo il y a quelques jours au Châtelet, il reste une dernière chance beaucoup moins onéreuse, beaucoup plus chaleureuse, bien moins m’as-tu-vu: courir au Prisme d’Elancourt! 7-8 big up!
Pour donner envie d’aller goûter du SF Jazz Collective au New Morning, un petit name-dropping suffira amplement: Miguel Zenon, Eric Harland ou encore Mark Turner dans un hommage à Horace Silver. Du lourd, du très lourd.
Après le Carmen de Cecil B. DeMille l’été dernier, l’ONJ persiste et signe en s’attaquant à un monument du cinéma muet, Le Cuirassé Potemkine de Sergueï Eisenstein. Si ça ressemble à leur dernier fait d’armes, ça risque de dépoter au Balzac…
Du 19 au 23 mars, l’inspiré label Bee Jazz fait son festival (number 2 please) au Sunset-Sunside. Son ouverture, il la réserve au pianiste Issam Krimi en solo dans son poignant et vibrant hommage à Barbara (mais pas que).
Autre grosse soirée à ne pas louper au festival Bee Jazz, le concert de Jozef Dumoulin de retour avec son génial électro-jazz band Lidlboj. Frissons et expérimentations seront de sortie pour le grand vainqueur des Criss Cross d’Or. Inratable.
Troisième incontournable de ce Bee Jazz Festival: Nelson Veras. Le jeune guitariste l’avait joué solo il y a quelque temps et on en était ressorti tout chamboulé. De retour au travail d’équipe en trio avec Sieur Aka Moon, le génial Stéphane Galland.
Son dernier disque, « Magnetic Benzine » nous a agrippé l’oreille comme une belle boucle. Dans le cadre du festival des Enchanteuses du Triton, Franck Vaillant nous fait découvrir une voix captivante nommée Soobin Park.
Hé Limousine, il sort quand le prochain disque? Tel Vladimir et Estragon scrutant Godot, on attend, nous. Mais c’est vrai qu’un bon vieux concert de par dessous les fagots au Studio de l’Ermitage, ça aide à faire passer la pilule.



Bravo les gars . J’ai entendu parler de vous sur France Musique et ça, ce n’est pas rien . C’est la classe!
J’aime beaucoup ce que vous faites, il y a de l’originalité dans l’air .
L’air de Musique…naturellement.