Dimanche de Pâques oblige, le légendaire Jazz Sample du dimanche a dû être légèrement reporté en ce lundi non moins de Pâques. Ç’aurait été trop bête de passer à côté de cette boucle funky de Grant Green recyclée par les écologistes sonores de Public Enemy.
1992. Public Enemy enchaîne son troisième disque en trois ans. Et pas n’importe lesquels. Après le séminal « Fear of a Black Planet » (avec Fight The Power utilisé par Spike Lee dans Do The Right Thing) et « Apocalypse 91: The Enemy Strikes Back », les New-Yorkais sortent un album hybride, « Greatest Misses », sorte de compil-remix, à la manière de « Insesticide » de Nirvana, disque chelou pour honorer les contrats et abreuver les fans assoiffés. Mais comme pour ce dernier, disque bâtard ne signifie pas disque bâclé ou ripou, la preuve avec ce Gotta Do What I Gotta Do où Chuck D, Flavor Flav et Terminator X rient de leur nouvelle notoriété avant de disserter sur leur rôle d’activiste politique.
Et pour faire sonner cette déclaration d’intention, Terminator X, M. Sample de Public Enemy s’en allé farfouiller dans le catalogue seventies de Blue Note, pour redonner vie à ce groove signé du guitariste Grant Green sur un album au titre prophétique « Green is Beautiful » en cette période post-Grenelle de l’environnement bon pour les poubelles vertes: Ain’t it Funky Now. Ceux qui se sont déjà mis à danser devant leurs écrans, c’est normal. Quant aux autres, ça ne va pas tarder à venir…




J’arrive pas croire que « Ain » no funky Now » ne soit pas un original de James Brown…
Je suis vraiment sur le cul !
Est-ce que ces deux hommes se connaissaient?