
Attention produit inflammable. Le Portico Quartet, vous allez en bouffer par tous les orifices. Alors on préfère vous prévenir avant les autres afin de pouvoir vous la jouer en soirée. « Le Portico Quartet ? » « Pff… ça fait déjà des semaines que je connais, ça déchire! » Tremblez dans vos shortys XS Messieurs Mehldau, Metheny et Marsalis (le gang des 3M comme on l’appelle dans les bas-fonds de Châteauroux): le Portico Quartet, c’est d’ores et déjà le groupe de l’année.
N’y allons pas quatre chemins. Depuis que ce disque est entré par effraction dans notre uni-hiver morose, on le séquestre comme des ouvriers avec un patron mauribond. Le nom de ce chef-d’oeuvre, c’est Isla et c’est à Peter Gabriel et son label Real World (distribué par Harmonia Mundi) qu’il faut adresser ses lettres de remerciements. Ils sont tellement forts les bougres qu’ils nous ont filé des frissons qu’on avait pas ressentis depuis nos premiers Walt Disney: des mélodies à faire ruminer Thom Yorke de jalousie et un son malaxé à Abbey Road à donner envie de vendre ses enfants pour s’acheter des enceintes à 20000 euros. On vous en reparlera, parole d’ex-scouts radiés pour cause d’exhibitionnisme lacrymal.




