Quatre garçons dans le vent

Rencontre crisscrossienne avec le Portico Quartet, la meilleure chose qui soit arrivée au jazz depuis l’invention de l’électricité. En concert ce soir à Jazz à Saint-Germain et bientôt all around the world.

Malgré le « buzz » qui crépite autour d’eux, on rencontre des gars très normaux. Normaux, vous avez dites normaux? Comme c’est anormal. Et oui, on aurait pu s’attendre à voir débarquer des garçons alourdis par les grosses têtes, incapables de se mouvoir à cause de chevilles trop volumineuses. Mais c’est tout le contraire, les quatre garçons dans le vent gardent la tête froide et ce flegme anglais qu’on a essayé de copier toute notre adolescence sans lui arriver à la cheville – cette remarque s’applique à tous les artistes de la perfide Albion, frères Gallagher exceptés bien entendu. Et pour une fois que l’expression « quatre garçons dans le vent » n’est pas galvaudée, on ne va pas s’en priver. Explication: ils sont quatre (ça commence bien), sont des vénérables sujets de sa Majesté, ont enregistré leur dernier opus Isla à Abbey Road (tiens, tiens) et attirent les regards, oreilles et convoitises du monde entier. De là à faire de Jack (Wyllie), Milo (Fitzpatrick), Duncan (Bellamy) et Nick (Mulvey) les John, Paul, George et Ringo du XXIe siècle, il y a quelques pas que nous ne franchirons pas, même si on y pense très fort. Il faut dire que comme ses prestigieux prédécesseurs, Portico Quartet possède un don rare, celui d’accoucher de mélodies rares, celles qui vous trottent dans la tête sans vous pourrir la vie. Et c’est une prouesse de taille, car Je serai (Ta Meilleure Amie) de Lorie par exemple, ça répond à la première prérogative, mais pas à la seconde. Tandis que Paper Scissors Stone de nos nouveaux meilleurs amis anglais, on en ferait bien la BO de notre vie. A présent, on se brosse les dents tous les matins aux accords de ce morceau mirifique, et on a l’impression d’être des working class heroes.

C’est donc lors de leur première date parisienne au studio SFR qu’on rencontre le quartette dans un hôtel rue de la Boétie. Première date d’une liste qui risque d’être impressionnante puisqu’on a pu les entendre depuis à Jazz sous les Pommiers et hier à Jazz à Saint-Germain des Prés. Ce soir rebelote à l’historique hôtel Lutétia avant de revenir en septembre à Jazz à la Villette. Tout de suite, on remarque une certaine timidité. Ils se regardent en chien de faïence avant de répondre à une question, s’écoutent, ne se coupent pas la parole. Bon, ils se moquent gentiment de notre accent anglais digne de Sarkozy, mais répondent avec sérieux et professionnalisme sans nous faire croire qu’on finira meilleurs potes du monde à refaire le match autour d’un Guiness dans un troquet cossu du VIIIe arrondissement. Non, ils sont zen. Alors on essaye de percer le secret du Portico Quartet. Pourquoi eux? Pourquoi maintenant? Comment? Qui? Que? Quoi? Dont? Où? Maisoùestdoncornicar et le tout le toutim. CLIQUEZ ICI POUR CONTINUER

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2 réponses à “Quatre garçons dans le vent”

  1. [...] This post was mentioned on Twitter by Anteprima, crisscross-jazz. crisscross-jazz said: meeting Portico Quartet, the jazz Fab Four http://www.crisscross-jazz.com/2010/05/23/quatre-garcons-dans-le-vent/ [...]

  2. [...] grace au dossier de Criss Cross pour cette étonnante découverte du Portico Quartet ! Bientôt au festival de Jazz à la [...]

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