
Plus on est de fous, plus on rit. Un pour tous, tous pour un. Ensemble, tout devient possible. « Les particuliers meurent, mais les corps collectifs ne meurent point. Les mêmes passions s’y perpétuent, et leur haine ardente, immortelle comme le démon qui l’inspire, a toujours la même activité. » C’est le(s) credo(s) d’un nouveau et sémillant collectif de musiciens parisiens qui fait sa soirée de lancement demain à la Péniche Six-Huit (on aurait préféré Huit-Six, mais bon): le Paris Jazz Underground.
Trois saxophonistes (Amy Gamlen, David Prez, Robin Nicaise), deux guitaristes (Sandro Zerafa, Romain Pilon), un batteur (Karl Jannuska): six musiciens plein de talent (et oui, on s’est mis aux rimes) aux univers complémentaires, différents mais voisins. Ce club des six qui puisent ses références dans le jazz underground new-yorkais (Jim Black, Chris Potter, Kurt Rosenwinkel et consorts), décident d’allier leurs forces pour faire connaître leur musique au plus grand nombre. Le geste est séduisant, leur site un petit repaire accueillant comme un bistrot où l’on aime flâner, leur esthétique pioche dans la bande dessinée et leur label compte déjà deux sorties à son actif: « New Life » du David Prez Quintet et « Streaming » du Karl Jannuska Quintet.
On vous en reparle très très vite, mais ceux qui veulent déjà en savoir plus peuvent s’en aller demain 26 mai à la Péniche Six-Huit, quai Montebello à côté de Notre-Dame (un choix de circonstance pour un baptême). Une cérémonie d’ouverture à partir de 19h avec quatre groupes alléchants pour huit euros et un CD offert, c’est cadeau, ça fait plaisir. Avis aux paresseux ou à ceux qui se sont fait des ampoules en ce long week-end de Pentecôte à force de se tourner les doigts de pied, la soirée sera retransmise en direct sur TSF. En attendant, une petite vidéo de l’un des nos groupes préférés du collectif, le White Russian Quintet (big up au Big Lebowski) de Sandro Zerafa avec une prestation bien musclée du compère David Prez.


