Quelque chose de Pourquery

Il sera ce soir au Montreuil Jazz Pulsations avec son combo du feu de Dieu Parle à Zorro (DPZ), rencontre à la Criss Cross (c’est-à-dire à l’ancienne avec une binouze dans un décor indus) avec le saxophoniste-chanteur le plus flamboyant de sa génération, Thomas de Pourquery, l’autre T.P. du spectacle à l’américaine avec accent français.

On a tous en nous quelque chose de Pourquery, ce désir fou de la prolonger la nuit. On a tous en nous une image, un souvenir, un concert où il nous a mis une fessée sonore (et ceux qui n’en ont pas, il fallait voir vite s’en créer les cocos). Souvent, le choc a lieu un soir de concert du MegaOctet d’Andy Emler. En quelques notes chantées au sax ou à la voix, le garçon vous cloue sur votre siège comme Jésus sur sa croix. Dernièrement encore à Sons d’Hiver, dans le projet « Klang la Belle » de Sarah Murcia, sa version du Heart of Glass de Blondie nous a encore procuré des émotions comme seule Deborah Harry en était capable.

Mais plus que ça, Thomas de Pourquery, c’est typiquement le genre de musicien qui nous a donné l’envie, un jour où l’on avait rien d’autre à faire, de créer Criss Cross. On se disait lors de longues discussions au coin du feu avec nos plaids Sepultura et nos tisanes au whisky: « c’est fou, ce mec sait tout faire, il a un charisme fou à faire tomber toutes les mouches même les plus dures de la feuille, et pourtant, les médias “dits officiels” n’en parlent que très peu ». Alors ni une, ni deux, quand on va vu que DPZ passait à cet éclatant festival qu’est le Montreuil Jazz Pulsations, on s’est dit que c’était l’occasion parfaite pour le rencontrer.

Rendez-vous était donc pris à quelques pas des Bouffes du Nord une poignée d’heures avant l’ouverture du festival La Voix est Libre où le saxophoniste comptait bien se rendre. Il faisait beau, il faisait chaud, on sentait comme un parfum de sable chaud, alors on lui a proposé de tailler le bout de gras en plein air à côté d’un parcounet tout mimi proche du métro La Chapelle. Le parc est plein comme un oeuf tout juste pondu, alors on décide de déguster quelques bières à la bonne franquette adossés aux grilles. Une petite fille qui sera actrice de cinéma dans vingt piges, parole de Criss Cross, cherche à nous piquer nos bières et court dans tous les sens, le directeur du festival Vague de Jazz, Jacques-Henri Bechiau, passe par hasard dans la rue saluer Thomas et on finira sur un pont à faire des photos avec des pigeons avant que le garçon nous raconte avec joie et émotion ses futurs projets. Une journée très particulière dans la vie de Criss Cross. CLIQUEZ ICI POUR CONTINUER VOTRE DOUCE LECTURE.

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