‘Galettes’

Osez, osez José fin

31 août 2010

A l’arrière des berlines, on devine, des monarques et leurs figurines, juste une paire de demi-dieux, livrés à eux. Avec For All We Know (Verve/Universal) de José James et Jef Neve, plus rien ne s’oppose à la nuit. Et que ne durent que les moments doux, durent que les moments doux, et que ne doux… (Lire la suite…)

Les Suisses m’habitent

25 août 2010

Ils ont tout compris les Plaistow. Des disques téléchargeables gratos sur leur site, des pochettes aussi travaillées que leur musique, des vidéos à gogo témoignant dans leur complicité scénique, bref la plus belle chose qui nous soit venue de Suisse depuis l’avènement de Roger Federer. (Lire la suite…)

Céline Dionysiaque

17 juin 2010

Le 17 juin, ça faisait plusieurs jours qu’on avait cette date en tête. Non parce que la France affrontait le Mexique (flûte, on s’était juré de pas parler de foot), mais parce que le label ACT sort aujourd’hui même un disque qu’on écoute en boucle (d’oreille, évidemment) depuis des semaines. Pour son premier opus sur la marque allemande, une jeune saxophoniste impose sa patte et nous claque avec classe son Way of Life à la trogne. Notez son nom dès aujourd’hui dans vos calepins, dans quelque temps il vaudra de l’or: Céline Bonacina. (Lire la suite…)

Easy Rider

3 juin 2010

Le plus chatoyant hommage pre-post-mortem à Dennis Hopper, on le doit à Brad Mehldau. Avec Highway Rider (Nonesuch Records), le pianiste le plus célèbre du monde avant/après Richard Clayderman nous balance un double disque sous forme de balade crépusculaire, nostalgique comme une soirée de mois d’août avant de reprendre ses rendez-vous mensuels à l’ANPE au Pôle Emploi. (Lire la suite…)

Impoéjazz

27 mai 2010

Merci à Fada de participer à mettre fin au monopole à la Microsoft de Grand Corps Malade et Abd Al Malik sur le slam made in France. Avec La Caresse du Clown, le combo bordelais réussit là où nombre de collègues se sont cassés les pattes avant (voire arrière): faire une salade César avec le slam et le jazz comme ingrédients sans nous raconter des salades, mais avec un discours fort, puissant et original. Fada, c’est tout sauf fade. (Lire la suite…)

Grosse carrosserie

3 mai 2010

Une fois n’est pas coutume, Criss Cross craque pour un disque qu’il est quasiment le seul à posséder. Dommage car voyager en Limousine, ça fait voir du pays, ça fait rêver, ça fait tripper. Chronique d’un chef-d’oeuvre inconnu. (Lire la suite…)

Le Frix c’est chic

27 avril 2010

Après le Portico Quartet, l’autre sensation du moment, c’est Frix. Quartette frenchy aux moyens bien plus modestes que leurs confrères d’outre-Manche, leur « The Show Was Not Good » (Clapson/Petit Label) donne envie de courir nu dans les rues avec un mégaphone à chanter: « le Frix c’est chic! » (Lire la suite…)

La révolution frappe au portique

22 avril 2010

Attention produit inflammable. Le Portico Quartet, vous allez en bouffer par tous les orifices. Alors on préfère vous prévenir avant les autres afin de pouvoir vous la jouer en soirée. « Le Portico Quartet ? » « Pff… ça fait déjà des semaines que je connais, ça déchire! » Tremblez dans vos shortys XS Messieurs Mehldau, Metheny et Marsalis (le gang des 3M comme on l’appelle dans les bas-fonds de Châteauroux): le Portico Quartet, c’est d’ores et déjà le groupe de l’année. (Lire la suite…)

CHAMBRE D’ECOUTE johnny cash

8 avril 2010

Si la place n’était pas déjà occupée par George Abitbol, on introniserait directos Johnny Cash « homme le plus classe du monde ». Non, pas pour son style vestimentaire à la Thierry Ardisson (sacré Thierry), mais l’impression qu’il dégage à l’écoute. A l’écoute de Redemption Day chanté et composé par Sheryl Crow on se dit « pff, trop naze ». A l’écoute du même Redemption Day interprété par Johnny Cash et produit par Rick Rubin on se dit « putain, quelle classe ». Et oui, tout Johnny Cash tient là dedans, il réussit à rendre profonde comme une crevasse de l’Arkansas une rengaine de Sheryl Crow. Et on a presque envie de dire que ces sixièmes et dernières mémoires d’outre-tombe du cow boy country sont ses meilleures – mais on avait déjà dit ça du premier tome, et du second, et du troisième, etc. (Lire la suite…)

CHAMBRE D’ECOUTE ilhan ersahin erik truffaz

30 mars 2010

Une rue sombre, quelques rayons de lumière, une silhouette au loin. Non, ce n’est pas Châteauroux aux heures de pointe, mais la pochette du nouvel effort du saxophoniste Ilhan Ersahin. A éplucher ce cliché en fins analystes esthétiques que nous sommes (Bac pro jaquettes films de charme faut-il le rappeler), on ne sait pas trop à quoi s’attendre – sauf d’avoir bien révisé ses classiques et de connaître le parcours du Turc installé à New York sur le bout des doigts. Léger rappel des faits avant l’interro de fin de chronique. Ersahin, c’est le fondateur d’un des clubs les plus chébran (quoi, ça ne se dit plus? on nous aurait donc menti?) de Big Apple. Baptisé Nublu, du nom de son orchestre protéiforme, le lieu se veut terre d’accueil de toutes les musiques les plus actuellement actuelles à l’heure actuelle. Pas étonnant donc de retrouver ce melting-pot (Lire la suite…)

CHAMBRE D’ECOUTE franck vaillant

18 mars 2010

Il va falloir commencer à se poser sérieusement la question, arrêter de chercher le mystère de l’île de Pâques ou des audiences de Joséphine Ange Gardien: pourquoi les disques de batteur sont-il si souvent réussis? Où vont-ils chercher ces mélodies que leurs confrères spécialisés ne trouvent pas? De Art Blakey à Dave Grohl en passant par Brian Blade, les exemples sont légion et on vous épargne les listes inutiles – tout le monde a quelque chose en lui de la batterie, cette volonté de prolonger la nuit. En voici donc un nouveau qui pénètre le club de cette catégorie susnommée: Franck Vaillant – toute confusion avec son cousin Michel est fortuite à part qu’il aime les bolides à plusieurs vitesses, ici Guillaume Orti, Jean-Luc Lehr et Jozef Dumoulin. Et si son « Magnetic Benzine » (Melisse/Abeille Musique) est fascinant c’est pour trois raisons (Lire la suite…)

CHAMBRE D’ECOUTE bulu-fulassi

15 mars 2010

Bulu-Fulassi, ou quand les mots-sons frisent l’émotion. On pourrait jacqueter des lignes et des lignes sur les richesses de cette boule à facettes peu commune qu’ont bâtie André Ze Jam Afane, Daniel Erdmann et Francis Le Bras. Pour être francs, avant même d’écouter « Les Parlophones » (Vents d’Est), l’a priori était on ne peut plus positif tant on avait été impressionnés par les deux tomes des « Contes de Rose Manivelle » de Vincent Courtois où Ze Jam Afane avait laissé éclater son talent comme un ballon de baudruche qui ne tue pas mais rend plus fort. Seule la redite pouvait être à craindre. Mais que nenni, en trio, les mots de Ze Jam Afane ressortent avec encore plus d’éclat. Il serait trompeur de le ranger dans la case « slammeur ». Ze Jam est bien plus polymorphe que ça, c’est un conteur à la musicalité inouïe. (Lire la suite…)