
Une fois n’est pas coutume, Criss Cross craque pour un disque qu’il est quasiment le seul à posséder. Dommage car voyager en Limousine, ça fait voir du pays, ça fait rêver, ça fait tripper. Chronique d’un chef-d’oeuvre inconnu. (Lire la suite…)

Une fois n’est pas coutume, Criss Cross craque pour un disque qu’il est quasiment le seul à posséder. Dommage car voyager en Limousine, ça fait voir du pays, ça fait rêver, ça fait tripper. Chronique d’un chef-d’oeuvre inconnu. (Lire la suite…)

Après le Portico Quartet, l’autre sensation du moment, c’est Frix. Quartette frenchy aux moyens bien plus modestes que leurs confrères d’outre-Manche, leur « The Show Was Not Good » (Clapson/Petit Label) donne envie de courir nu dans les rues avec un mégaphone à chanter: « le Frix c’est chic! » (Lire la suite…)

Attention produit inflammable. Le Portico Quartet, vous allez en bouffer par tous les orifices. Alors on préfère vous prévenir avant les autres afin de pouvoir vous la jouer en soirée. « Le Portico Quartet ? » « Pff… ça fait déjà des semaines que je connais, ça déchire! » Tremblez dans vos shortys XS Messieurs Mehldau, Metheny et Marsalis (le gang des 3M comme on l’appelle dans les bas-fonds de Châteauroux): le Portico Quartet, c’est d’ores et déjà le groupe de l’année. (Lire la suite…)
Si la place n’était pas déjà occupée par George Abitbol, on introniserait directos Johnny Cash « homme le plus classe du monde ». Non, pas pour son style vestimentaire à la Thierry Ardisson (sacré Thierry), mais l’impression qu’il dégage à l’écoute. A l’écoute de Redemption Day chanté et composé par Sheryl Crow on se dit « pff, trop naze ». A l’écoute du même Redemption Day interprété par Johnny Cash et produit par Rick Rubin on se dit « putain, quelle classe ». Et oui, tout Johnny Cash tient là dedans, il réussit à rendre profonde comme une crevasse de l’Arkansas une rengaine de Sheryl Crow. Et on a presque envie de dire que ces sixièmes et dernières mémoires d’outre-tombe du cow boy country sont ses meilleures – mais on avait déjà dit ça du premier tome, et du second, et du troisième, etc. (Lire la suite…)
Une rue sombre, quelques rayons de lumière, une silhouette au loin. Non, ce n’est pas Châteauroux aux heures de pointe, mais la pochette du nouvel effort du saxophoniste Ilhan Ersahin. A éplucher ce cliché en fins analystes esthétiques que nous sommes (Bac pro jaquettes films de charme faut-il le rappeler), on ne sait pas trop à quoi s’attendre – sauf d’avoir bien révisé ses classiques et de connaître le parcours du Turc installé à New York sur le bout des doigts. Léger rappel des faits avant l’interro de fin de chronique. Ersahin, c’est le fondateur d’un des clubs les plus chébran (quoi, ça ne se dit plus? on nous aurait donc menti?) de Big Apple. Baptisé Nublu, du nom de son orchestre protéiforme, le lieu se veut terre d’accueil de toutes les musiques les plus actuellement actuelles à l’heure actuelle. Pas étonnant donc de retrouver ce melting-pot (Lire la suite…)
Il va falloir commencer à se poser sérieusement la question, arrêter de chercher le mystère de l’île de Pâques ou des audiences de Joséphine Ange Gardien: pourquoi les disques de batteur sont-il si souvent réussis? Où vont-ils chercher ces mélodies que leurs confrères spécialisés ne trouvent pas? De Art Blakey à Dave Grohl en passant par Brian Blade, les exemples sont légion et on vous épargne les listes inutiles – tout le monde a quelque chose en lui de la batterie, cette volonté de prolonger la nuit. En voici donc un nouveau qui pénètre le club de cette catégorie susnommée: Franck Vaillant – toute confusion avec son cousin Michel est fortuite à part qu’il aime les bolides à plusieurs vitesses, ici Guillaume Orti, Jean-Luc Lehr et Jozef Dumoulin. Et si son « Magnetic Benzine » (Melisse/Abeille Musique) est fascinant c’est pour trois raisons (Lire la suite…)
Bulu-Fulassi, ou quand les mots-sons frisent l’émotion. On pourrait jacqueter des lignes et des lignes sur les richesses de cette boule à facettes peu commune qu’ont bâtie André Ze Jam Afane, Daniel Erdmann et Francis Le Bras. Pour être francs, avant même d’écouter « Les Parlophones » (Vents d’Est), l’a priori était on ne peut plus positif tant on avait été impressionnés par les deux tomes des « Contes de Rose Manivelle » de Vincent Courtois où Ze Jam Afane avait laissé éclater son talent comme un ballon de baudruche qui ne tue pas mais rend plus fort. Seule la redite pouvait être à craindre. Mais que nenni, en trio, les mots de Ze Jam Afane ressortent avec encore plus d’éclat. Il serait trompeur de le ranger dans la case « slammeur ». Ze Jam est bien plus polymorphe que ça, c’est un conteur à la musicalité inouïe. (Lire la suite…)
Il faut l’avouer, le confesser en se flagellant avec les roses désséchées qu’on s’est nous-mêmes offertes pour la Saint-Valentin: jusqu’à aujourd’hui, on n’y croyait que (très) modérément à Christian Scott. Ce côté bête de foire surdouée qui lui collait à la peau sur son premier fait d’armes « Anthem », très peu pour nous, merci. Mais le temps, qui fait bien son boulot, a eu raison de nos réticences. Pour son second album studio, le trompettiste oublie son côté pompier flambeur pour préférer le versant ouvrier besogneux. Sur « Yesterday You Said Tomorrow » (Concord/Universal), le Néo-Orléanais ne cherche plus à impressionner les Muses avec ses pectoraux fort bien dessinés ma foi, il cherche juste à les taquiner avec malice. Finis les gros effets, Christian Scott renoue enfin avec un certain minimalisme qui lui réussit beaucoup mieux. (Lire la suite…)
Les doyens font de la résistance. Outre Jacques Coursil dont le « Trail of Tears » fait les beaux jours de la platine Criss Cross et dont on vous reparle très vite, Gil Scott-Heron sort des placards l’autre chef-d’oeuvre de ce début d’année. Chez le Monsieur, tout fait sens et « I’m New Here » (XL Recordings/Beggars) est bien plus qu’un simple album: c’est un histoire palpitante, une autobiographie musicale, un manifeste des temps modernes, un témoignage implacable de notre époque. Le diable se cache dans les détails. Gil Scott-Heron, qui chante Me And The Devil, le sait mieux que quiconque, lui qui soigne cet album de retour dans ses moindres recoins: de courtes interludes quasiment parlées entrecoupent des morceaux en bonne et due forme dont aucun ne s’étend inutilement (Lire la suite…)