Articles avec le tag ‘ecm’
A l’ombre du moine
10 avril 2011Nourriture terrestre
8 septembre 2010
Le problème quand on publie de nombreux disques par an, c’est que certains passent malheureusement inaperçus au milieu du bruit et de la fureur (c’est une image) de la sortie d’une hydre à deux têtes mastodontes comme la paire Jarrett-Haden. C’est le cas pour ECM de ce Quiet Inlet enchanteur, toile clair-obscur du duo Food. Juste à lire le nom des invités à leur table, on en a déjà l’eau à la bouche. (Lire la suite…)
CHAMBRE D’ECOUTE tord gustavsen
25 janvier 2010
Malgré les apparences, Criss Cross n’a pas toujours le nez dans le guidon. On se promène et furète dans le bois joli de la toile jazz. Et deux lectures nous ont interpellé ces derniers jours. Un message de Pierre Bertrand sur le forum de Citizen Jazz qui regrettait la bonne époque où les critiques se mettaient gentiment sur la gueule pour un oui ou pour un disque. Puis en flânant sur les Dernières Nouvelles du Jazz, on a noté un avis on ne peut plus négatif sur le dernier opus de Tord Gustavsen. Ni une, ni une deux, les neurones ont pour une fois joué leur rôle et ont lié les deux informations en moins de temps qu’il faut pour dire anticonstitutionnellement. Chères DNJ, nous nous portons en faux. Et nous vous provoquons en un duel sanglant. Non, le dernier opus du pianiste norvégien n’est pas un échec, c’est une réussite envoûtante. (Lire la suite…)
CHAMBRE D’ECOUTE manfred schoof
7 octobre 2009
La solidarité entre Manfred(s), ça a du bon. Merci donc à M. Eicher le boss d’ECM d’avoir été chercher dans les placards de sa mémoire M. Schoof, trompettiste méconnu et ô combien précieux. Merci d’avoir réédité et compilé ces trois disques introuvables pour les rappeler à notre bon souvenir. Merci de nous redonner à voir dans le livret des moustaches généreuses comme on n’en fait plus, des lunettes de soleil que même les gars de Chips n’oseraient pas porter, des vestes à moumoutes côtelées, des pantalons qui font passer les slims pour des baggys XXL. Merci surtout pour ce double disque aux ambiances à tomber par terre (Ostinato, quelle claque !), aux atmosphères coltraniennes (Scales), aux envolées spatiales (après Weep and Cry, Supersilent va pleurer), aux musiciens dont la liberté n’a que d’égal l’amour des mélodies aussi bien troussées que leurs futales. Bref, dorénavant quand un disque nous impressionnera, on ne dira plus « schtroumpf moi ça », mais bel et bien « Schoof moi ça ». (Lire la suite…)











